Redressez-vous, levez la tête… (Alleluia, refr.)

Publié le par abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 17 novembre 2013

33ème dimanche du Temps de l’Année liturgique - C –

Mois des âmes du Purgatoire

LES TEXTES DE LA MESSE

Redressez-vous, levez la tête

… car votre rédemption approche. Ainsi s’exprime l’Eglise dans le verset de l’Alleluia. Le discours du Seigneur sur la ruine de Jérusalem et les signes avant-coureurs de la fin du monde – peu avant sa mort – font froid dans le dos : les « prophètes de malheur » et les faux prophètes qui annoncent – et datent (bien que ce soit toujours faux !) – l’imminence de la fin (Luc 21, 8 – Evangile), les guerres et les soulèvements, les pestes et les famines, les perturbations cosmiques, les persécutions (1), etc. (Cf aussi Mt 24 et Mc 13)

Cependant, Mes pensées, dit le Seigneur Dieu, sont des pensées de paix et non de malheur (Jérémie 29, 11 – Introït) et Etre proche de Dieu, mettre en lui mon espoir, c’est là tout mon bonheur (Psaume 72, 28 – antienne de communion).

Notre joie est dans notre fidélité, c’est un bonheur durable et profond de servir constamment le créateur de tout bien (Collecte).

Ce qui compte c’est de rendre témoignage (Lc 21, 13). Quel qu’en soit le prix : les persécutions, l’emprisonnement, les comparutions immédiates devant la Justice (ou ce qu’il en reste) (v. 12). Nous n’aurons alors pas à nous soucier de notre défense car le Seigneur Lui-même nous inspirera un langage et une sagesse à laquelle tous nos adversaires ne pourront opposer ni résistance ni contradiction (v. 14).

Voici que vient le jour du Seigneur, brûlant – d’amour – comme une fournaise. Dieu Lui-même sera notre justice, Il l’accomplira sans défaillance et infailliblement. Tous les arrogants, ceux qui commettent l’impiété, seront de la paille… Mais pour vous qui craignez mon Nom, le soleil de justice se lèvera : il apportera la guérison dans son rayonnement (Malachie 3, 19-20 – Ière lecture).

L’un des remèdes à l’affolement, à l’activisme, au pessimisme, à la violence, c’est… le travail, le devoir d’état (2). Saint Paul, très réaliste, dénonce aux Thessaloniciens l’oisiveté (IIème lecture).

Beaucoup de chrétiens « profitent du système » d’assistanat (payé par ceux qui travaillent). L’apôtre donne cette consigne : Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus (Th 3, 10 – IIème lecture). D’autant plus que ces gens-là sont affairés, agités, et (précision omise dans le texte liturgique) se mêlent de tout (v. 11). A ceux-là – poursuit-il solennellement - nous adressons dans le Seigneur Jésus-Christ cet ordre et ce rappel : qu’ils travaillent dans le calme pour manger le pain qu’ils auront gagné (v. 12).

La musique est un bon exutoire : Jouez pour le Seigneur sur la cithare (au sanctuaire de Montligeon, c’est le kora, bel instrument à cordes du Cameroun joué par l’une des Sœurs), sur la cithare et tous les instruments, au son de la trompette et du cor…

(Psaume 97/98, str. 1)

Abbé Christian LAFFARGUE.

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