Proclamation de la Foi. (cf. 2 Tm 4, 2)

Publié le par abbé C. Laffargue

Dimanche 20 octobre 2013

29ème du Temps de l’Année liturgique – C –

LES TEXTES DE LA MESSE

Proclamation de la Foi.

(cf. 2 Tm 4, 2 – IIème lecture)

Après le « sois fidèle à la foi reçue » (cf 2 Tm 1, 14 in Bulletin dominical du 27ème dim. au 6 octobre), Saint Paul exhorte toujours vigoureusement son disciple Timothée : Demeure ferme dans ce qu’on t’a enseigné et depuis ton enfance tu connais les saintes Ecritures (3, 14-15) . Ce n’est pas une obéissance aveugle, inconsidérée : Tu l’as reconnu comme vrai, sachant bien de qui tu le tiens (ibid.) ; la Foi étant un acte libre de la volonté éclairée par l’intelligence. Ce n’est ni une émotion, ni une passion, ni une idéologie. Voilà pourquoi on se signe le front à l’annonce de l’Evangile, à la messe.

Nous avons reçu un enseignement (qui ne doit pas être réduit à la seule Ecriture, à « la bible » ; et « la Parole de Dieu » ne s’exprime pas seulement par elle) en qui nous croyons parce qu’il est révélé par Dieu en Jésus-Christ son Fils. Et nous honorons et suivons la Parole écrite parce que Toute l’Ecriture est divinement inspirée et qu’elle est utile pour enseigner, dénoncer le mal, redresser, éduquer dans la justice ; grâce à elle, l’homme de Dieu sera bien armé, il sera pourvu de tout ce qu’il faut pour un bon travail (v. 16-17). Voilà la feuille de route de tout apôtre.

Et il se fait plus insistant encore, plus solennel : Je t’adjure devant Dieu et devant le Christ Jésus qui doit juger les vivants et les morts…, proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, mais, conclut-il : encourage, avec une grande patience et avec le souci d’instruire (4, 1-2).

Si la dureté et une proclamation brutale de la vérité, la stigmatisation de l’erreur et du péché, sont à proscrire et manquent cruellement de la douceur et de l’amour qu’a Dieu pour les pauvres pécheurs que nous sommes, l’excessive crainte « de blesser » ou même de contrarier paralysent et nous rendent souvent des complices muets du mal que nous devons essayer de montrer à nos interlocuteurs, pour les aider :1- à l’identifier et à le nommer ; 2- à s’en délivrer d’abord par la raison, puis par le repentir et le désir de changer de vie.

On voit bien par les recommandations de l’apôtre Saint Paul à Timothée, dans un écrit divinement inspiré, les conseils précis et fermes qui nous sont donnés pour faire la volonté de Dieu.

Sinon, nous serions à nous inquiéter doublement de la finale de l’Evangile d’aujourd’hui : Cependant, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? (Luc 18, 8 – Evangile). En Saint Matthieu, dans le chapitre sur la fin du monde, l’apôtre et évangéliste annonce les persécutions contre les chrétiens, l’abandon de beaucoup, les délations, les faux prophètes qui abuseront bien des gens, l’iniquité , la charité d’un grand nombre qui se refroidira, en ajoutant : Mais celui qui persévèrera jusqu’au bout, celui-là sera sauvé.

(Mt 24, 9-13)

Mais ne nous décourageons pas : Le secours me viendra du Seigneur… Non, il ne dort pas, ne sommeille pas, le gardien d’Israël… Le Seigneur te garde de tout mal, il garde ton âme dès lors et à jamais.

(Psaume 120/121 ; 2, 4, 7).

Abbé Christian LAFFARGUE.

Publié dans Bulletin dominical

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