La pudeur dans la tenue...

Publié le par Abbé Laffargue

Tenue dans les églises 

Pendant vos déplacements d'été, vous avez pu voir de nombreux panneaux aux entrées des églises ou à l'intérieur concernant les règles à respecter sur ce point.

Visiteurs, pèlerins, vous qui entrez dans cette église, veuillez en respecter le caractère sacré et religieux par votre attitude (on parle, si nécessaire, à voix basse, notamment) et votre tenue vestimentaire (les "tenues de plage" ou "de jardin"sont proscrites). Notamment pendant la Messe: pour leur santé, leur confort et le nôtre, les églises étant fraîches, les dames couvriront leur haut, et les messieurs leur bas(les pantalons coupés des îles Bermudes ou bermudas sont particulièrement déconseillés). Ab. L.

(Texte affiché à l'entrée des églises de Tossiat et Certines)

 

La pureté demande la pudeur (Bulletin paroissial de Tossiat du 9 juillet 2006)

 Celle-ci est une partie intégrante de la tempérance. La pudeur préserve l’intimité de la personne. Elle désigne le refus de dévoiler ce qui doit être caché. Elle est ordonnée à la chastetédont elle atteste la délicatesse. Elle guide les regards et les gestes conformes à la dignité des personnes.

La pudeur protège le mystère des personnes et de leur amour.  (…) La pudeur est modestie. Elle inspire le choix du vêtement. Elle se fait discrétion. »

L’Eglise parle d’actualité : « Il existe une pudeur des sentiments aussi bien que du corps. La pudeur proteste, par exemple, contre les explorations voyeuristes du corps humain dans certaines publicités ou contre la sollicitation de certains médias à aller trop loin dans la révélation de confidences intimes. La pudeur inspire une manière de vivre qui permet de résister aux sollicitations  de la mode et à la pression des idéologies dominantes. Enseigner la pudeur à des enfants et à des adolescents, c’est éveiller au respect de la personne humaine. (…)

La pureté chrétienne demande une purification du climat social. (…)La pureté de cœur libère de l’érotisme diffus et écarte des spectacles qui favorisent le voyeurisme et l’illusion.

Ce qui est appelé la permissivité des mœurs  repose sur une conception erronée de la liberté humaine.

(…) La Bonne Nouvelle du Christ rénove constamment la vie et la culture de l’homme déchu… Elle ne cesse de purifier et d’élever la moralité des peuples. Par les richesses d’en haut (…)elle les fortifie, les parfait et les restaure dans le Christ. »

(Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 2520 à 2527)

 

Rappel : Pour communier, il faut être en état de grâce: Celui qui est conscient d'un péché grave doit recevoir le sacrement de  Réconciliation avant d'accéder à la communion (n°1385), observer le jeûne (d'une heure actuellement), l'attitude corporelle requise: gestes, vêtements qui traduira le respect, la solennité, la joie de ce moment où le Christ devient notre hôte(C.E.C. n° 1387).

 

Les pépins de l'impudeur: C'est le titre de l'excellent article plein d'humour et de sagesse de Juliette Levivier dans Famille chrétienne du 20 au 26 juillet 2013 (pp. 26-27). Voici quelques phrases à retenir :

" Si la pudibonderie est liée à la honte, la pudeur est liée, elle, à la chasteté originelle, avec tout ce que cela a de beau et de grand." – Après "le péché originel" et la désobéissance à une interdiction divine "Adam et Eve découvrirent qu'ils étaient nus et cette découverte les remplit de confusion (Genèse 3, 7. Ndlr). Ce n'est pas leur corps qui avait changé, c'est le regard qu'ils portaient sur lui: un regard désormais blessé par le péché. Exhibitionnisme et voyeurisme, concupiscence, instinct de domination, de possession, de séduction, pulsions en vrac, que de pépins pour une pauvre pomme ! – Le corps est voué au don, dans une offrande réservée à l'être aimé et à lui seul: le mystère de la personne ne peut être entièrement livré que dans l'amour. La pudeur met également une juste distance avec les autres, inconnus ou proches; elle est une politesse, une prudence, un réalisme face aux désirs que suscite le corps. – Faut-il redire que le corps est sacré, qu'il est un haut lieu de l'amour et du don de soi, une demeure de l'Esprit ? C'est pour cela, d'ailleurs, qu'il est aussi le lieu d'un vrai combat spirituel. La pudeur protège la sainteté du corps, son mystère, sa beauté; elle est aussi l'alliée de la prudence et de la sagesse. Elle protège aussi la pureté du regard, elle est l'amie de la vertu de force."

 

(Articles publiés dans le Bulletin paroissial de Tossiat du 28 juillet 2013)

Publié dans Morale

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