la politesse... (internet)

Publié le par Abbé Laffargue

Règles de politesse

Internet :

Les messages écrits, appelés, en français, courriels (et non « mails » ou « e-mails ») sont des lettres et non des messages oraux.

Ce qui fait qu’on ne commence pas par « bonjour » ou « bonsoir », mais comme on commence une lettre : « Monsieur », « Madame », « Mademoiselle » ; « Monsieur l’abbé » (séculier) ou « Mon Père » (régulier) ; précédés de « Cher » si l’on connaît bien la personne, si on est intime, si on veut manifester son affection. On ne met pas le nom du destinataire après le titre.

On va à la ligne, on fait des phrases avec un sujet, un verbe, un complément, on est attentif aux corrections demandées par l’ordinateur. On n’écrit pas tout à la suite comme si on avait « le feu au derrière » ou si on était atteint d’un accès de fébrilité confuse ! On pense à celui à qui on s’adresse, pourquoi on lui écrit et comment.

On termine par une formule convenable. A un supérieur, à une personne plus âgée, à un prêtre on assure de ses respects (« Respectueusement », « Bien respectueusement », etc) et non, la formule soudain à la mode : « Cordialement » ou « Très cordialement » ce qui suppose l’égalité et la familiarité.

On se relit, on corrige…

On évite de répondre plus d’une ou deux fois sur la même page, mais on choisit « nouveau message », c’est-à-dire une page blanche, en faisant référence, dans l’objet ou dans le début du courriel au message auquel on répond ou auquel on fait référence.Ex. : « Objet : rendez-vous du… » ou titre du sujet, ou les références : « cf. v. courriel du… » Dans le corps du texte : « Je vous remercie de votre courriel (ou « message ») du…, et la suite.

Evitez de mettre toutes les adresses de votre répertoire « dans le même sac » et d’envoyer à toutes vos connaissances, sans discernement (ni respect) la dernière alerte pour un virus très dangereux, la dernière pétition pour la cause la plus urgente et respectable qui soit (et que certains de vos correspondants ont déjà reçu à de multiples exemplaires, chacun refaisant les mêmes gestes irréfléchis), les diaporamas qui vous semblent des chefs-d’œuvre  (qui sont longs à visionner, dont on ne connaît ni le contenu, ni la longueur), etc.

Au contraire, sélectionnez et organisez votre répertoire d’adresses électroniques, selon divers critères : « famille », « amis », « affaires », « Eglise » (paroisse x…, prêtres, communautés, etc.), « école », « mouvements », etc. On n’envoie pas n’importe quoi à n’importe qui (règles de respect et de réelle utilité). Comme on dit en publicité : « on cible son public ».

Et on évite d’étaler au vu de tous, tous les noms et adresses de son agenda ! C’est vraiment indiscret.

A suivre…

abbé Christian Laffargue.

oct. 2010

Mode/suivisme* (courriels): Des gens que vous n'avez jamais rencontrés finissent leurs messages par "Cordialement" ou "Très cordialement", montrant ainsi un intérêt, voire un attachement, inversement sincère à l'expression écrite d'une ferveur soudaine.

Cette mode est en train de changer, figurez-vous, les mêmes concluent maintenant par "Fraternellement" ou, dans la même veine que précédemment, par "Très fraternellement". Bigre ! Alors que, et il faut le rappeler, pour un prêtre, un supérieur hiérarchique, une personne âgée, etc. on assure de ses salutations (messieurs envers les dames et vice-versa) ou sentiments (dames entre elles et messieurs entre eux) toujours respectueux.  Ab. L.

* suivre, ici, une mode, sans réfléchir.  (Bulletin paroissial de Tossiat - version internet - du 30 sept. 2012)

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