"Les yeux fixés sur Jésus…" (Hébreux 12, 2)

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Bulletin paroissial du 18 août 2013

20ème dimanche du Temps de l’Année liturgique – C –

Année jubilaire de la Foi

Les yeux fixés sur Jésus

(Hébreux 12, 2 – IIème lecture)

Rejetons tout ce qui nous alourdit et d’abord le péché qui nous entrave si bien ; alors nous courrons avec persévérance l’épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus qui est à l’origine et au terme de la foi (He 12, 1-2). Voilà ce qui, dans cette messe peut suffire à méditer pour la semaine qui commence en ce dimanche (premier jour de la semaine, celui de la Résurrection, et non sa fin. Au contraire des franco-anglais, les chrétiens disent : « Bon dimanche ! »). Le péché, c’est la boue dans laquelle Jérémie, pourtant innocent, faillit périr parce que ses paroles de vérité démoralisaient le peuple(Jr 38, 4 – Ière lecture).

Seigneur, à mon aide ! Viens à mon secours dit le refrain du psaume (39/40)qui poursuit : Il m’a tiré de l’horreur du gouffre, de la vase et de la boue ; il m’a fait reprendre pied sur le roc, il a raffermi mes pas (v. 3)

Nous devons méditer l’exemple de celui qui a enduré sans honte l’humiliation de la croix, Lui qui, maintenant est assis à la droite de Dieu et règne avec lui. Méditez l’exemple de celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle hostilité, et vous ne serez pas accablés par le découragement (Hébreux 12, 2-3). Avec cette parole saisissante : Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang dans votre lutte contre le péché (v. 4).

Jésus est, en soi, un signe de contradiction. Les paroles du Christ en Saint Luc : Je ne suis pas venu établir la paix sur la terre, mais bien la division (12, 51 – Evangile) ont de quoi surprendre et même choquer ! Le vieillard Siméon l’avait annoncé à Marie, sa mère, lors de la Présentation au temple : Cet enfant doit être un signe en butte à la contradiction en donnant implicitement la raison : Dans bien des cœurs, les pensées seront révélées (Lc 2, 34-35). Et beaucoup ne l’accepteront pas. Cette paix qu’Il est venu donner, ce n’est pas celle du monde (paix illusoire des rapports de forces un instant assagis) (cf. Jn 14, 27). C’est la paix surnaturelle de l’âme qui a vaincu le péché et qui a combattu le Mal en elle et dans la société. Voilà pourquoi Satan se déchaîne contre les enfants de Dieu qui osent s’opposer à son règne, comme on l’a vu, en France, avec « les forces de l’ordre » (quel ordre ?) envoyées contre les manifestants pacifiques jetés en prison (pendant que les criminels, les violeurs et les fous filent et se gaussent !).

C’est un baptême de sang dans lequel nous avons été baptisés, celui de la Croix. Et un baptême de feu : Je suis venu apporter un feu sur la terre (Lc 12, 49). C’est le feu du Saint-Esprit. Jean-Baptiste l’avait annoncé à ses disciples : Je vous baptise dans l’eau ; Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu (Lc 3, 16).

Si, dans une famille et dans la société, chacun combat le diabolos, le diable, le diviseur, Satan, la paix du Christ règnera, Lui qui est paix, amour, pardon, douceur, unité. Elle est le fruit de combats intérieurs contre l’égoïsme, l’orgueil, l’impureté, vaincus pas la prière et la grâce de Dieu.

Jésus est le bon Pasteur (verset de l’Alleluia).

Auprès du Seigneur est la grâce, l’abondance du rachat (Ps. 129, 7 – Antienne de communion).

Restons les yeux fixés sur Jésus !

Abbé Christian LAFFARGUE.

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