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Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 30 septembre* 2018 – 14ème année                                             

26ème dimanche du temps de l'Année liturgique (B)

* Saint Jérôme (347-420), docteur de l'Eglise.

 

LES TEXTES DE LA MESSE

 

            Du scandale.

            (Marc 9, 42-48 – Evangile)

 

            La menace des peines de l'enfer (la géhenne) par Jésus en Saint Marc (mais aussi en Mt 18, 6-9 et Lc 17, 1-3a) pour qui sera une occasion de chute pour un seul de ces petits qui croient en moi (v. 42; et qu'Il a embrassé: v. 36, Evangile de dimanche dernier) est ferme et violente.

Le Maître vient de rappeler à Jean qui avait vu un homme chasser les démons en Son nom et qui s'en étonnait parce qu'il n'était pas de ceux qui les suivaient (v. 38) que nul ne peut être contre nous et pour nous en même temps (v. 40; cf aussi Lc 11, 23), et donc, s'il chasse vraiment les démons c'est Dieu qui lui en a donné le pouvoir. Lié à la charité (qui est un don de Dieu): celui qui vous donnera un verre d'eau au nom de votre appartenance au Christ ne sera pas sans récompense (v. 41).

 

Mais celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits, mérite qu'on lui attache une meule que tourne les ânes et qu'on le jette à la mer (v. 42).

Et, généralement, pour tout un chacun, "il vaudrait mieux couper la main qui nous a entrainé dans le péché pour entrer manchot dans la vie éternelle que de s'en aller dans la géhenne avec ses deux mains, là où le feu ne s'éteint pas" (l'enfer éternel). De même pour le pied qui nous mènerait dans de mauvais chemins, pour l'œil qui verrait et ferait en imagination des actes graves (péchés de l'esprit ou péchés de la chair), "mieux vaudrait entrer estropié ou borgne dans le royaume de Dieu que de s'en aller avec ses deux pieds ou ses deux yeux dans la géhenne là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas" (vv. 43-48).

Et on trouve encore des "chrétiens" qui ne croient ni à la possibilité de l'enfer pour certains péchés, ni à son éternité ! L'amour de Dieu, une miséricorde non sollicitée, couvrant tout ! Blasphème !

   Vous avez mené sur terre une vie de luxe et de délices, et vous vous êtes rassasiés au jour du massacre (vous vous êtes repus au jour du carnage: trad. Bible de Jérusalem). Vous avez condamné le juste et vous l'avez tué... (Jacques 5, 5-6 – IIème lecture)

 

Au nom du Seigneur, l'Apôtre "voue aux gémonies" les riches (lire ce qui précède l'extrait: 4, 13-15)

Pleurez, lamentez-vous sur les malheurs qui vous attendent. Vos richesses sont pourries, vos vêtements sont mangés des mites, votre or et votre argent sont rouillés. Cette rouille dévorera votre chair comme un feu. Le salaire dont vous avez frustré les ouvriers qui ont moissonné vos champs, le voici qui crie... (5, 1-4).

On se souvient du discours de Jésus sur les Béatitudes suivies, en saint Luc, par les Malédictions, dont la première: Malheur à vous (et non seulement "Malheureux êtes-vous" dans les traductions récentes), les riches ! Car vous avez (ici-bas, sur la terre) votre consolation ! (Lc 6, 24)

 

            Ta parole, Seigneur, est vérité; dans cette vérité, sanctifie nous (Jn 17, 17 – Verset de l'Alleluia).

            Tu nous as traités, Seigneur, en toute justice, car nous avons péché, nous n'avons pas écouté tes commandements. Mais pour l'honneur de ton nom, traite-nous selon la richesse de ta miséricorde.

            (Introït – Dn 3, 29-30...)

 

                                                                                                   Abbé Christian LAFFARGUE.

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